Samedi 19 novembre 6 19 /11 /Nov 15:39

   

PRATIQUE DU JOURNALISME AU BENIN : analyse critique du paysage médiatique

                                                 GBAGUIDI Ph, D.  M A    

      

            Cet essai a été publié pour la première fois en 2001. Dix ans après, peu de choses ont véritablement changé. Nous prenons prétexte de la réunion des patrons de presse tenue à Tunis, pour le remettre  à la disposition des lecteurs.

 

  INTRODUCTION

            Encore un 03 mai. Journée internationale de la liberté de la presse. Toutes les stations de radiodiffusion et chaînes de télévision, et bien -sûr les journaux du monde, donc du Bénin aussi vont inventorier les douze mois passés depuis 03 mai 2000. Nous serons informés des journalistes victimes de violences, victimes des dernières dictatures encore en place sur notre ‘’terre’’, des journalistes kidnappés, des journalistes décorés ou primés par es institutions, pour leur bravoure et abnégation au travail !

            Mais jamais nous ne saurons le nombre de nos confrères responsables d’atteintes graves aux principes d’exercice de la profession. Encore moins nous ne saurons jamais la liste de ceux-là, à qui il aurait été souhaitable de retirer leur carte professionnelle pour incompétence notoire et manquement graves…

            Et pourtant ! Oui et pourtant il va falloir en arriver-là, tôt ou tard. Surtout au Bénin où tout le monde sait que la presse est profondément malade, même si pour le moment c’est la langue de bois qui prédomine. La stratégie de l’autruche.

 

1 _PROBLEMATIQUE

            Beaucoup ont été offusqués, il y a quelques années, d’entendre un homme politique traiter les hommes de média ‘’d’écrivaillons’’ ayant ramassé le stylo par terre. D’autres ont qualifié la presse béninoise de ‘’ alimentaire ‘’  Et enfin un jour, c’est le premier magistrat de ce pays qui laissa entendre ceci : « continuez à écrire ce que vous voulez si ça vous fait vendre  vos papiers » En décembre 2000, en pleine cérémonie d’ouverture de la conférence des nouvelles démocraties ou rétablies, le chef de l’Etat s’était violemment pris à la presse béninoise et critiqué ses méthodes de travail : « la presse a vendu son âme au force du mal a-t-il laissé entendre.  L’organe de régulation des média, la HAAC ne peut plus compter le nombre  de dérapages constaté et dénoncé dans la presse. On pourrait continuer encore longtemps l’inventaire des maux qui gangrènent les médias béninois.

            A la lumière de ces différents faits énumérés, il nous est permis de dire que la pratique du métier au Bénin traverse une ère d’anarchie, imputable à plusieurs causes, dont notamment l’absence de vocation, l’absence de formation, l’absence d’un minimum d’organisation et  de réglementation de la profession,  l’ignorance des principes et des valeurs cardinales de la profession, et bien – sûr le poids de l’histoire.

 

           

 

2_ LE JOURNALISME : comprendre le métier du journaliste.

           

IL faut dire et rappeler que le journaliste recherche les faits, les trie et les traite pour les rendre assimilables au grand nombre. Martin-Lagardette, le dit plus joliment lorsqu’il parle d’un : « technicien ou un artiste travaillant sur une matière première appelée les faits ». On rencontre d’autres définitions plus ou moins savantes, mais l’essentiel est donné dans cette petite phrase, les « faits », les « événements », donc ce qui est palpable, justifiable vérifiable.   Un évènement est différent d’un avènement, de ce qui doit arriver, doit se produire

Le journaliste travaille donc, sur et avec ce qui ‘’est’’, avec  du concret. Et non sur de l’imaginable, du supposé. Le journaliste écrit, mais n’est pas un écrivain, un romancier. Il ne peut pas inventer une histoire comme dans un roman, créer un personnage et suivre une trame et aboutir à une dénouement …Il ne peut, en aucun cas, mettre son imagination, quelle que fertile fusse t-elle. Il travaille avec les faits et nous sommes d’accord pour reconnaître avec les historiens que les sont toujours objectifs.

            Lorsqu’on est  d’accord sur ces préalables, on devrait pouvoir être d’accord aussi pour le fait que le journaliste voue un culte presque sacré aux faits, ceci suppose le respect des faits, l’absence de toute velléité de manipulation de ses faits, et la distinction nette à établir en les faits recueillis par le journaliste et les commentaires et autres analyses de ce dernier. C’est une règle majeure dans la mission d’information du journaliste. Et ce n’est pas, un hasard, si l’un des principes fondateurs de la doctrine de la responsabilité sociale du journaliste, reste et demeure l’idée défendue en 1947 dans le rapport de la commission Hutchins sur la liberté en ces termes :

 

« Il y a contradiction entre l’idée traditionnelle de la liberté de la presse et sa nécessaire contrepartie de responsabilité.

            La responsabilité, comme le respect des lois n’est pas en soi une entrave à la liberté, bien au contraire, elle peut être l’authentique expression d’une liberté positive. Mais elle s’oppose à la liberté d’indifférence (…). Il est trop fréquent aujourd’hui que la prétendue liberté de la presse soit seulement une forme de l’irresponsabilité sociale. La presse doit savoir que ses erreurs et ses passions ont cessé d’appartenir au domaine privé pour devenir des dangers publics. Si elle se trompe, c’est l’opinion qu’elle trompe. Il n’est plus possible de lui accorder, comme à chacun, le droit à l’erreur ou même celui de m’avoir qu’à demi raison. Nous nous trouvons ici en face d’un véritable dilemme : la presse doit rester une activité libre et privée, donc humaine et faillible ; et pourtant elle n’a plus le droit à l’erreur. Car elle remplit un service public (…) » [1]

           

            Ce rapport demeure la principale source d’inspiration des trois chercheurs américains et justifie leur nouvelle philosophie qui tend à soumettre l’action des médias à l’intérêt public c’est-à-dire de la société prise comme un contre-pouvoir et ayant droit à une information juste et crédible.

            Cet extrait du rapport de la commission est aussi ce qu’il faut retenir comme essentiel de la doctrine de la responsabilité sociale des médias. S’il apparaît très clairement, que pour la première fois, une pensée vient comme un contrepoids à la doctrine libérale du XVIII siècle, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle garantit une pleine liberté de presse, à condition que l’information soit juste et objective afin de satisfaire le droit du peuple à l’information. Et surtout son droit de participer et d’agir en toute connaissance de cause sur la base d’informations crédibles. Si l’information est partiale, manipulée ou traitée avec incompétence ou maladresse, c’est le jugement, les attitudes, les opinions, les comportements des destinataires qui se trouveraient induits en erreur. Ce qui n’est pas la mission des média et des hommes de média.

            Nous pensons en ce qui nous concerne qu’il ne s’agit là que d’un retour, à l’ordre normal des choses. Car les notions élémentaires enseignées aux hommes des médias sont : l’objectivité, la vérité, l’impartialité, l’équité. Alors si à un moment donné, la doctrine libérale classique à conduit à des dérives la doctrine de la responsabilité sociale est venue rappeler et ramener à l’orthodoxie des règles du métier : conscience professionnelle, ethnique et déontologie (servir la vérité et rien que la vérité pour le bien-être de la société.

                

4_ EBAUCHE D’ELEMENTS DE SOCIOLOGIE  DES JOURNALISTES BENINOIS

 

            Il est assurément  beaucoup plus aisé aujourd’hui de décrire ou de définir la profession de journalisme que le profil de celui qui la pratique. Et ce pour cause. 

 

a) Héritage lointain de histoire.

            Lorsqu’on interroge l’histoire de la presse, en tout cas, celle de la France par qui la profession du journaliste nous est parvenue par diffusion culturelle, elle nous révèle que le premier organe à caractère public appelé « nouvelles ordinaires de divers endroits » fut fondé par un libraire parisien du nom de LOUIS VENDOSME.

            Aussi « la gazette », considérée comme l’ancêtre du journal moderne, créée le 30 mai 1631, fut l’œuvre de Théophraste RENAUDOT_ un médecin

            RENAUDOT, deux ans seulement après la création de son organe d’information hebdomadaire, proposa à ses lecteurs de participer à la vie de son journal. Il le fit en ces termes : « que tous ceux qui sont amoureux de la vérité, en quelque climat du monde qu’ils soient… m’adressent hardiment leurs nouvelles. »  [2] 

            Cette invite ouvre, à notre avis, la voie au journalisme sans visage initial. Et nous n’inventerions rien en disant que l’ouverture du métier à tous en ce moment, et pour des raisons qu’on peut facilement deviner, constitue un grand pas vers la diversification de l’information diffusée, donc un progrès pour la liberté d’opinion et d’expression. Mais en procédant ainsi, RENAUDOT, a certainement inoculer le germe du journalisme indifférencié, sans visage propre au monde des média

            On pourrait donc bien dire, et conclure à ce niveau, que tout le monde est potentiellement journaliste, peut le devenir quand il le veut.

 

b) les limites à une telle compréhension du journaliste.

            Lorsqu’on essaie d’analyser un peu plus rigoureusement, l’approche de RENAUDOT, il devient possible de trouver une situation atténuante à sa démarche. En effet, ce pionnier de la presse dans son désir de partager sa passion avec ses lecteurs, à pris soins de n’inviter que « les amoureux de la vérité » comme lui. Ce n’est pas peu dire. Il y a donc dans son invite d’allure populaire, une restriction. Il s’agissait pour lui de demander la collaboration d’hommes de qualité pour faire un travail, qu’il savait utile à la société. Cet élément une fois prise compte, nous permet de dire que les hommes de média devraient être des hommes représentatifs de toutes les valeurs positives de la  société, une incarnation des valeurs supérieures de la société des hommes dans laquelle ils vivent. En définitive, un journaliste est un amoureux de la vérité, comme le philosophe l’est de la sagesse. Et cette quête permanente de la vérité, fait de lui un homme de culture, un homme multidimensionnel, un homme assoiffé de savoir, rempli de savoir-faire et pétri de savoir - être.

            La projection d’une telle vision du journaliste, sur le corpus béninois, nous permet-il de retrouver des éléments de satisfaction dans l’exercice de cette profession.

 

c)    Héritage proche : pratique coloniale     

     Aujourd’hui encore au Bénin, l’ombre de RENAUDOT plane toujours sur la presse. Seulement, pas dans sa plénitude. La profession ressemble à un sac fourre – tout. A peine sait-on tous ceux qui y entrent, ceux qui s’y trouvent, qui y restent ou qui en sortent et quand ! Aucun critère aujourd’hui ne définit le profil du journaliste au Bénin. Au vingt et unième siècle la sociologie de ceux qui se retrouvent dans la profession reste aussi incertaine, aussi imprécise, sinon plus, qu’elle ne l’était au seizième et au  dix -septième siècles. Elle demeure un marché aux mille et une entrée.

            La situation aurait été encore moins inquiétante, s’il y avait une prise de conscience à certains niveaux où se prendre les grandes décisions engageant l’avenir de la société toute entière.  Mais la réflexion reste figée comme un cliché de photographie, par souci de préservation de certaines positions et évidemment de certains intérêts immédiats, au détriment des grands enjeux nationaux.

            En effet, avant et après les indépendances, la jeune presse dahoméenne naissante a dû puiser les ressources humaines  dans le vivier des enseignants. On les savait, homme de qualité, de grande qualité, conscients de leur devoir, ils ont fait leur temps, compte tenu des réalités du moment. Pionniers, ils ont préparé le terrain à la naissance d’une presse moderne et professionnelle. En tout cas, une telle réflexion se situerait dans la logique de l’évolution normale des choses.

 

d) Respect de la tradition et immobilisme

            Aujourd’hui l’idée fondatrice de la profession est le bon vouloir personnel. Si je veux faire du journalisme, je le peux et ce, du jour au lendemain. Et ils se trouvent dans la grande masse des idéologues et conseillers,  les adeptes du  « non à la formation préalable », et ils sont les plus écoutés et les plus entendus, pour le moment. Avec pour unique argument que les premiers journalistes connus chez nous n’étaient sortis d’aucun établissement. En d’autre termes, et comme l’a si bien dit une collègue, aujourd’hui l’un des principaux critères de recrutement dans les radios au Bénin, demeure la possession d’une belle voix, c'est-à-dire, des critères d’hier qu’un journaliste français décrivait ainsi : « hier, on demandait du culot, de la curiosité, de la grande gueule et un bon coup de plume »[3]. Seulement ceci n’est plus valable aujourd’hui en France : « il faut en plus en plus des études de sciences politiques, d’économie  et de droit, de solides connaissances d’histoire, de géographie, la pratique d’une langue étrangère et ou un enseignement dispensé  par des écoles de journalisme.  Pour réussir le concours d’entrée dans ces écoles, on demande le DEUG, assorti de la lecture assidue du ‘’Monde’’. A la sortie, des écoles placent leurs étudiants en stage à durée déterminée » [4]

            Notre profession est devenue depuis fort longtemps, un domaine du savoir. Un savoir qu’il convient de se donner le temps, d’aller chercher dans des établissements d’enseignement. Il est aussi un savoir-faire qui s’apprend et un savoir- être qui se cultive et s’entretient au quotidien.

            Pour l’instant, personne ne souhaite voir se  réaliser au Bénin la loi de la vie et de la dialectique qui veut que l’accumulation de la quantité, se transforme en qualité. Personne n’a envie de voir l’élève dépasser son maître. Ainsi ni les aînés, qui entretiennent l’idée de la formation facultative, ni les cadets qui arrivent dans le métier sans aucune formation, mais qui gagnent bien leur vie, ne souhaitent l’évolution de la situation. Car c’est une situation qui arrange les aînés qui continuent de garder des positions dominantes, sur l’échiquier, et la jeune génération qui tire son épingle du jeu , que vous nous permettrez, de qualifier de sale, et qui fait dire au président de la HAAC : « ma presse me désole »[5]

 

 

5_  DE LA  NECESSAIRE  RUPTURE  A  OPERER

            Il y a la peur du « nouveau », car le nouveau est inconnu et c’est cette peur qui confine les acteurs du monde médiatique et les décideurs  dans leur pensée et leur manière involutive d’appréciation le journalisme, compris comme le fruit d’un talent inné à l’individu ; comme un art uniquement. Nous, nous inscrivons en faux contre une telle idée et affirmons que le journalisme est, et demeure à la fois un art et un système de savoirs organisés. Et c’est cette évidence qui appelle à la rupture,  qui la rend nécessaire et inéluctable. Dans l’amorce de ladite rupture, deux voie s’offrent à nous au Bénin : la voie anglaise et la voie américaine.

 

a)       la voie anglaise : La voie anglaise est celle qu’on peut nommer la ‘’ la formation en cours d’emploi’’. Ce choix opéré par la Grande Bretagne en 1952, donc il y a  un demi siècle, constitue une voie particulière entre l’option américaine et l’option française, entre formation avant l’entrée dans la profession, et la formation sur le tas.. Ainsi la liberté est laissée aux entrepreneurs de presse de recruter les journalistes comme ils l’entendent. Mais leur liberté s’arrête là. Ensuite obligation leur est faite de faire  suivre des enseignements dispensés dans l’Enseignement Supérieur, et ce, dans les deux ou trois premières années de fonctions.

b)      Le voie américaine : plus radicale, elle exige tout simplement une formation avant toute demande d’emploi. Et ce n’est pas un hasard, si on considère que les américains ont été les premiers à avoir doté le journalisme d’un véritable statut de domaine de connaissances et de recherche scientifique. Cette voie qui apparaît radicale, aura pour le Bénin, le mérite de changer  rapidement  le visage de la presse béninoise. Même la France pays modèle préféré, n’est plus dans ce schéma archaïque, elle s’américanise, au moins depuis une vingtaine d’années, c'est-à-dire, privilégie la formation avant la pratique du métier.

 

      Toutefois, on devra reconnaître que cette voie de rupture radicale serait impossible chez nous compte tenu des réalités qui sont les nôtres. La voie anglaise, qui a fait ses preuves, selon BALLE F. peut être explorée. En effet selon ce chercheur français, elle  a amélioré la qualité de la presse anglaise de manière radicale en quelque laps de temps. C’ est  celle qui conviendrait à la presse béninoise, malade des hommes qui la font, et des conditions désastreuses de travail.

 

c)       Le recyclage et la spécialisation

      Dans sa plus grande majorité, les hommes des média n’ont aucune formation professionnelle   avant leur entrée dans une rédaction. C’est un mal chronique. Mais l’autre aspect de la question reste la situation de ceux, qui ayant bénéficié à l’extérieur d’une formation, sont demeurés tels, et parfois plus de 10 ans. Ils n’ont eu ni stage de recyclage, ni formation diplômante, ni formation de perfectionnement. Ainsi, baignent-ils dans une pratique routinière, peu valorisante pour eux-mêmes. Lorsqu’on a fait une dizaine d’années dans une fonction, sans stage, et / ou d’autres formes de formation, on a absolument un problème de renouvellement de son stock de connaissances à régler. A moins de penser que tout le monde trouve un intérêt dans une presse peu qualifiée  c’est une situation qui ne peut pas, ne pas préoccuper un observateur de l’environnement des   médias béninois.

      Une autre qualité de la presse béninoise est son manque de spécialisation. On pourra parler d’une presse généraliste, mais plus portée vers les questions politiques, un domaine où tout le monde peut penser avoir des talents à revendre.

      Nous parlons de spécialisation, dans le sens, qu’il faudra doter la presse de vrais professionnels en des matières précises. Les journalistes devraient être capables  d’avoir des domaines d’interventions bien pointus. Ainsi, on pourra travailler de manière à avoir des spécialistes en matières économiques, en matières agricoles etc. Ce serait la voie de l’avenir, si  nous ne voulons pas voir la presse sombrée définitivement dans la médiocrité.

 

6_ L’environnement socio politique

     

L’environnement  politique : le renouveau démocratique a certes libéré la parole. Mais il faudra reconnaître qu’à la brutalité du sur - pouvoir avide de contrôle total sur tous les organes de presse afin de s’assurer le monopole de la parole, a succédé l’arrogance sans pudeur des pouvoirs d’argent, l’impitoyable dissuasion des pouvoirs claniques et ethniques, sans oublier l’insidieuse pression des centres religieux 

 

CONCLUSION

     

L’état de presse est préoccupant et appelle des actions urgentes afin de recadrer la pratique de cette profession au  Bénin. Les dérives se multiplient et pour le moment ne suscitent pas  des réactions vigoureuses. Mais on devra agir et agir tôt et bien afin d éviter des dérapages plus graves à l’avenir.

      La question reste entière et globale. Et seule une approche systémique permettra d’appréhender dans toutes ses dimensions, les solutions à apporter. Mais il faudra commencer par le début : la formation, car contre les manipulations diverses, le conformisme, les idées reçues, la facilité, et la légèreté, le journaliste ne peut qu’opposer la force des idées, la force du savoir et de la connaissance profonde des choses et des phénomènes de la vie.

      Nous voudrions à la fin de cette analyse dire comme MORIN E. «  nous sommes des créatures du vieux système, qui cependant voulons aider à construire le nouveau monde : un de nos programmes doit être nous – même ».

 

LECTURE  RECOMMANDEE    

1)      GAILLARD P. Technique du journalisme. Paris : PUF Que sais-je ? 1971

2)      HELMORE K.  A.B.C. de la presse. Paris Nouveaux Horizons, 2001

3)      SCHULTE  H. H. DUFRESNE M .P. Pratique du journalisme. Paris Nouveaux Horizons, 1994

4)      NEVEU E. Sociologie du Journalisme. Paris, La Découverte : 2001

5)      AGNES Y. Manuel de journalisme. Paris : La Découverte, 2002

6)      BALLE F. Médias et sociétés.  Paris : Montchrestien, 1988

 

 



[1] [1] BALLE F. Médias et société. Paris, Monchrestien, p.261

[2] BALLE F. Médias et société. Paris, Monchrestien, p.81

[3]  NOUVEL OBSERVATEUR du 28 Août 1987 p. 6O

[4] Ibidem

[5] Ce bout de phrase vient de Monsieur ADANLIN , président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, alors qu’il faisait l’état de la presse lors d’une cérémonie de présentation des vœux au chef de l’Etat.

Par recherchaction-mediaeculturebenin - Publié dans : mass media gouvernance democratique
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